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Objectif 5: Améliorer la santé maternelle

Caring for Mothers

SpacerLa mort en couches est un événement rare dans
les pays riches, où l’on ne recense pas plus de 10
décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.

Mais dans les pays les plus pauvres d’Afrique et
d’Asie, ce ratio peut être 100 fois supérieur. C’est
dans les pays en développement que se produisent
99 % des décès maternels — environ 500 000 par
an.

La cible de l’ODM — réduire de 75 % le taux de
mortalité maternelle entre 1990 et 2015 — demeure
difficile à mesurer pour la quasi-totalité des pays
en développement.

Il n’existe pas d’estimations courantes directes du taux de mortalité maternelle ou de ses tendances.

Peu de pays étant capables de mesurer la mortalité maternelle au fil du temps, d’autres indicateurs sont utilisés, par exemple, le personnel de santé qualifié dont on a besoin pour
faire face aux complications de l’accouchement qui risquent d’entrainer des morts.

Des études font état de progrès dans 27 pays sur 32, mais donnent aussi à comprendre que les progrès sont fortement concentrés dans les ménages plus aisés.

Les données d’enquête indiquent aussi des progrès dans l’étendue des services, dans le cas des quintiles les plus pauvres de nombreux pays, mais les différences dans l’accès aux soins fournis par du personnel qualifié entre les quintiles les plus pauvres et les plus riches dans la plupart des pays représentent des différences en matière d’équité plus importantes que pour tout autre type de service de santé.

    Fig. 1
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Les taux de décès maternels continuent d’être bien trop élevés dans de nombreux pays en développement d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, suite à de
forts taux de fécondité et un risque élevé pour la femme de mourir à chaque fois qu’elle tombe enceinte.

Certains pays en développement des régions Asie de l’Est et Pacifique et Amérique latine et Caraïbes ont sensiblement amélioré la santé maternelle grâce à de meilleurs services de santé, notamment l’accroissement du nombre d’accoucheuses et de sages-femmes formées.

D’autres encore, en Europe et Asie centrale et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ont amélioré la santé maternelle et réduit considérablement les taux de fécondité grâce à l’utilisation de contraceptifs et la sensibilisation accrue des femmes.

CIBLE 6 : Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
Fig. 2
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Fig. 3
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Cette figure indique la proportion de pays de chaque région qui disposent d’un personnel de santé qualifié pour 90 % de naissances ou pourraient le faire d’ici à 2015 sur la base des tendances actuelles.

Les pays qui ne sont pas bien engagés pour atteindre cet objectif pourraient réaliser un taux de
couverture de 75 % à l’horizon 2015, alors que les pays qui sont très mal engagés n’atteindront même pas ce niveau, à moins d’enregistrer des progrès rapides au cours de la prochaine décennie.

Par rapport à d’autres pays en développement, davantage d’États fragiles sont très mal engagés pour obtenir les résultats escomptés.


Dans les pays qui ont le moins accès au personnel
médicalement formé pour les accouchements,
les femmes dans le quintile le plus riche ont six fois plus de chance d’avoir accès que les femmes du quintile le plus pauvre. Dans la plupart des pays en développement, plus les femmes ont accès, moins l’inégalité est importante.

Toutefois, l’inégalité demeure importante en Bolivie, au Cameroun et au Maroc.

Fig. 4
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La grossesse à un âge précoce expose la mère et l’enfant à un risque élevé de graves conséquences pour la santé. Dans les pays en développement, la mortalité maternelle chez les filles de moins de 18 ans serait deux à cinq fois
supérieure à celle des femmes de 18 à 25 ans.

Les taux de fécondité des adolescentes sont plus élevés dans les populations les plus pauvres, souvent de loin. Les jeunes femmes pauvres ont généralement moins accès aux services de santé génésique, mais le choix d’avoir très tôt des enfants traduit aussi le manque d’accès par les filles à faible revenu à la scolarisation et des perspectives économiques limitées.




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