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Objectif 3: Promouvoir l’égalité des sexes

Lorsqu’un pays assure l’éducation des filles, ses
taux de mortalité baissent généralement, les taux de
fécondité diminuent et les perspectives de santé et
d’éducation de la prochaine génération s’améliorent.

Le traitement inégal réservé aux femmes — par l’État,
sur le marché et par le milieu dans lequel elles vivent
et leur famille — les pénalise tout au long de leur
vie et entrave les perspectives de développement de
leur société.

Des mères analphabètes et peu instruites sont moins capables de s’occuper de leurs enfants.

De faibles niveaux d’instruction et la responsabilité
des travaux du ménage empêchent les femmes de trouver des emplois productifs ou de participer au processus public de prise de décision. 

Pour améliorer l’inscription des filles, il faudrait éliminer les obstacles
économiques et sociaux qui empêchent les parents d’envoyer leurs filles à l’école.

Pour de nombreuses familles peu fortunées, la valeur économique du travail des filles au foyer dépasse la rentabilité perçue de la scolarisation.

L’amélioration de l’accessibilité des écoles et de leur qualité constituent un premier pas. Dans l’ensemble, 55 % des pays ont atteint la première cible vers 2005.

L’Amérique latine et l’Europe et l’Asie centrale peuvent désormais se consacrer à la seconde cible. Mais des améliorations considérables sont nécessaires en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, où 20 % et 35 % des pays seulement ont respectivement atteint la cible de 2005.
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    Fig. 1
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Les différences entre la scolarisation des garçons et celle des filles sont les plus marquées dans
les régions où les taux d’achèvement d’un cycle complet d’études primaires et les revenus
moyens sont les plus faibles.

La région Asie de l’Est et Pacifique a pratiquement atteint la cible de 2005.
Dans certains pays d’Amérique latine, les taux d’inscription des filles sont supérieurs à ceux des garçons.
Dans la région Europe et Asie centrale, il faudrait maintenir une solide tradition d’éducation des
filles. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord un plus grand nombre de filles surmontent
l’important préjugé défavorable dont elles sont victimes.

CIBLE 4 : Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire avant 2005, si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard 2015

Fig. 2
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Fig. 3
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Même dans les régions qui ont, en moyenne, atteint la cible, telles que l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, certains pays n’y parviennent pas encore.

Et en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où un grand nombre d’enfants sont déscolarisés, les filles sont particulièrement pénalisées.

Les États fragiles sont à la traîne en ce qui concerne la parité des sexes dans le domaine de la scolarisation, et plus de 50 % de ces
pays n’ont pas de données suffisantes pour permettre d’évaluer leurs progrès.



Les pays d’Afrique subsaharienne ont certaines des différences entre les sexes parmi les plus importantes et les plus faibles.

Au Kenya, à Madagascar et en Tanzanie, les taux
d’achèvement des filles sont supérieurs de plus de 5 % à ceux des garçons, alors que les taux d’achèvement de ces derniers sont supérieurs de plus de 10 % à ceux des filles en Éthiopie, au Maroc, au Nigéria et au Tchad.

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Certes l’écart entre les sexes dans la scolarisation a diminué dans la plupart des régions, mais demeure dans la participation à la maind’oeuvre.

Les tendances de cette participation indiquent que par rapport aux jeunes gens, moins de jeunes filles font la transition de l’école au travail, et cet écart entre les sexes tend à persister tout au long du cycle de vie.

Toutefois, l’ampleur de l’écart varie considérablement d’une région à l’autre.
L’écart est le plus important en Asie du Sud et le moins important en Europe et Asie centrale.




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