
Chaque année, plus de 10 millions d’enfants dans les pays en développement meurent avant l’âge de 5 ans.
La plupart meurent de maladies qui sont aisément évitables ou curables au moyen d’interventions existantes — telles que les infections respiratoires aigües, la diarrhée, la rougeole et le paludisme. Les améliorations rapides enregistrées avant 1990 ont permis d’espérer que les taux de mortalité des bébés et des enfants de moins de 5 ans pourraient être réduits de deux tiers au cours des 25 années suivantes, mais les progrès ont ralenti presque partout durant les années 90. Les progrès concernant l’ODM relatif à la mortalité infantile sont à la traîne de tous les autres objectifs.
Les pays ont en majorité réduit la mortalité infantile depuis 1990, mais les progrès ne suffisent pas pour atteindre la cible de l’ODM — qui exige une diminution annuelle de 4,3 % sur la totalité de la période.
Seules deux régions, Asie de l’Est et Pacifique et Amérique latine et Caraïbes, sont sur le point d’atteindre la cible de l’ODM. Mais, même dans ces deux régions, plus de la moitié des pays ne suivent pas la bonne trajectoire.
Les progrès sont particulièrement lents en Afrique subsaharienne, où les troubles sociaux et l’épidémie du VIH/SIDA font grimper les taux de mortalité infantile et juvénile.
Jusqu’en 2005, aucun pays d’Afrique subsaharienne n’était bien engagé pour atteindre l’objectif, et 33 seulement sur 147 (22 %) pays en développement enregistrent assez de progrès pour atteindre l’objectif sur la base des tendances actuelles.
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