Les maladies épidémiques ont de très lourdes conséquences en pertes humaines et en occasions manquées pour le développement.
La pauvreté, les conflits armés et les catastrophes naturelles contribuent à propager les maladies — et le rétablissement, à son tour, est souvent entravé par les maladies.
En Afrique, le sida a annulé des décennies d’amélioration de l’espérance de vie et fait de millions d’enfants orphelins.
Vers la fin de 2006, on estimait à 39,5 millions le nombre de personnes atteintes de VIH dans le monde, en augmentation de 2,4 millions depuis 2004, et 3 millions de personnes auraient été mortes de sida.
La propagation a ralenti dans certaines régions d’Afrique subsaharienne, mais ce continent demeure le centre de la pandémie. L’Afrique subsaharienne ne compte qu’un peu plus de 10 % de la population mondiale, mais on y trouve 64 % de toutes les personnes séropositives ainsi que 90 % de tous les enfants séropositifs. Près de 60 % d’adultes séropositifs en Afrique sont des femmes.
Les plus grandes augmentations récentes du nombre de personnes ayant le VIH ont été enregistrées en Europe de l’Est et en Asie centrale et de l’est (21 % de plus en 2006 qu’en 2004).
On peut tirer trois enseignements importants des résultats obtenus récemment dans la lutte contre la propagation du sida : il est possible de stopper sa propagation, le traitement est efficace dans les pays en développement et la prévention demeure un défi crucial.
Des solutions de prévention plus efficaces, fondées sur des faits concrets sont nécessaires — tirées d’une évaluation attentive des mesures qui sont efficaces dans différents contextes et l’adaptation constante des ripostes à l’évolution de l’épidémie.
La sensibilisation accrue à l’impact du paludisme et de la tuberculose sur le développement humain s’accompagne d’un engagement de combattre ces maladies, et de les combattre plus efficacement. Il y aurait chaque année 300 à 500 millions de nouveaux cas de paludisme, entraînant plus d’un million de décès.
Pratiquement tous les cas et plus de 95 % de décès surviennent en Afrique subsaharienne. La tuberculose (TB) atteint 9 millions de personnes chaque année et en tue 2 millions.
Mais la réduction de la prévalence de la tuberculose et du nombre de décès a fait des progrès manifestes au cours des dernières années. La seule région où l’incidence de la tuberculose continue de croître est l’Afrique, en raison de l’apparition de souches résistantes aux médicaments et de la réduction considérable de la résistance à la tuberculose chez les personnes atteintes de VIH.

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Des progrès remarquables ont été enregistrés dans l’expansion de la couverture antirétrovirale en Afrique subsaharienne, où le nombre de personnes recevant le traitement a plus que doublé depuis 2004. Alors que le nombre de personnes bénéficiant de la thérapie antirétrovirale en Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est a augmenté rapidement, les progrès en Europe et en Asie centrale et en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ont été moins spectaculaires.
Néanmoins, le traitement antirétroviral dans le monde en développement n’atteint toujours que 24 % seulement des personnes qui en ont besoin. | |