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L’intégration en Asie centrale

Rapport sur le développement dans le monde 2009: Repenser la géographie économique
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Girl in Black L’Asie centrale comprend cinq pays enclavés: le Kazakhstan, la République kirghize, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Les populations, les types de gouvernement et la disposition à coopérer varient entre chacun d’eux et entre eux et le reste du monde. Toutefois, l’ensemble régional a procédé à l’établissement d’identités et d’institutions nationales, elle a évité tout conflit violent, elle a mis en place les fondations de l’économie de marché et soutenu le redressement économique depuis la fin des années 90.

De nombreuses institutions et initiatives régionales méritent d’être considérées. L’Organisation de coopération centrasiatique (CACO) comprend le Kazakhstan, la République kirghize, l’Ouzbékistan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan et le Turkménistan ; elle a fusionné avec la Communauté économique eurasienne (EURASEC) en 2005. Le Programme de coopération économique régionale pour l’Asie centrale (CAREC) comprend l’Azerbaïdjan, la Chine, le Kazakhstan, la République kirghize, la Mongolie, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) comprend la Chine, le Kazakhstan, la République kirghize, l’Ouzbékistan, la Fédération de Russie et le Tadjikistan. Il y a, enfin, la Communauté des États indépendants (CEI), l’Organisation du traité de sécurité collective (CSTO), l’Organisation de coopération économique (ECO) et le Programme spécial pour les économies des pays de l’Asie Centrale (SPECA).

Le nombre absolu d’accords régionaux est une illustration des problèmes qui peuvent émaner d’une approche régionale décousue. Les initiatives régionales en Asie centrale peuvent favoriser l’intégration, mais elles ajoutent des répétitions et de la complexité à la réforme. L’accession en cours de plusieurs de ces pays à l’OMC serait susceptible d’aider, étant donné que l’OMC a des règles claires en matière d’accords commerciaux régionaux. Des initiatives de facilitation des échanges et du transport sont également nécessaires, ainsi que des réformes derrière les frontières pour améliorer l’attractivité de ces pays à l’investissement étranger direct (IED) et soutenir leur intégration globale (les pays dont le coût d’entrée aux affaires est le plus élevé sont ceux dont les importations, les exportations et les arrivées d’IED sont les plus faibles). Les forums régionaux des communautés d’affaires pourraient formuler des suggestions et recueillir des réactions quant à l’élaboration et la mise en oeuvre de mesures commerciales et d’autres relatives à des questions touchant au commerce.

À cause d’une gestion inadéquate des ressources en eau, les pertes annuelles de l’ensemble régional en termes de PIB sont estimées à 3 % du PIB. Des accords seraient également nécessaires pour que les ressources en produits pétroliers et en gaz puissent atteindre les marchés internationaux. Hérités de l’ère soviétique, de nombreux problèmes environnementaux demeurent, tels que la radioactivité des mines d’uranium abandonnées et les vestiges dangereux d’essais biologiques et nucléaires. Les organisations régionales pourraient être rationalisées autour de ces thèmes clés de la facilitation des échanges et du transport, de l’eau, de l’énergie et de la gestion de l’environnement. Elles pourraient établir des plans à long terme pour ces questions, en y associant la société civile et les institutions académiques. La communauté internationale pourrait faciliter le renforcement des institutions au moyen de mandats et d’objectifs clairs.

Sources: Linn et Tiomkin, 2006 ; Broadman, 2005 ; Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), 2005.

 




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