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Asie du Sud

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Croissance et réduction de la pauvreté
  • La région devrait dépasser le  premier  objectif  pour le développement du Millénaire, à savoir réduire la pauvreté de moitié d’ici 2015. La proportion de personnes vivant dans la pauvreté extrême en Asie du Sud devrait tomber à 18 % au plus tard en 2015, soit bien au-dessous des 21,5 % visés. En 2004, la région comptait au total 462 millions de pauvres vivant avec moins d’un dollar par jour.
  • La croissance du revenu par habitant de la région Asie du Sud reste plus forte que jamais depuis 2000, comparée à n’importe quelle autre période depuis les années 60. On estime à 6,8 % le taux de croissance du PIB en 2006.

Progrès de la région vers la réalisation de l’ODM concernant la pauvreté, 1990-2004; prévision pour 2015
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  Poverty

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  • Le PIB par habitant correspondant à 2006 pour l’Inde devrait se situer à 7,5 %, créant un effet d’entraînement vers le haut de la croissance régionale. La situation est aussi bonne pour d’autres pays de la région, exception faite du Népal où le taux de pauvreté a baissé de 11 points de pourcentage en l’espace de huit ans. L’augmentation de l’inégalité des revenus est une source de préoccupation en Inde.
  • Les notes attribuées au titre de l’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) indiquent que la qualité des institutions et des politiques environnementales des pays en développement (en particulier ceux de l’Asie du Sud) est inférieure à celle des autres  pays du monde.

États fragiles

  • Les perspectives de croissance et de réduction de la pauvreté sont plus incertaines dans les États fragiles où se concentre de plus en plus la pauvreté extrême. L’Afghanistan est l’unique État fragile, sur les 35 que compte le monde, à être situé dans la région Asie du Sud.  

Parité entre les sexes

  • Le rapport hommes/femmes dans le domaine de l’alphabétisation reste faible. En 2002, 82 % des hommes âgés de 15 à 24 ans étaient alphabétisés, contre 65 % seulement des femmes. Le ratio le plus faible sur le plan mondial est celui de l’Afghanistan qui compte à peine 36 jeunes femmes alphabétisées pour 100 jeunes hommes alphabétisés.
  • Le taux d’activité des femmes en Asie du Sud figure parmi les plus faibles au monde. Même lorsqu’elles sont dans des emplois, les femmes ont moins de chances d’être recrutées dans l’industrie ou dans les services. Elles ne représentent qu’environ 18 % des emplois rémunérés non agricoles.
  • Bien qu’ayant doublé durant la décennie 90, la proportion de femmes membres de parlements nationaux reste faible avec une moyenne régionale de 10 % entre 2000 et 2005.

Taux d’activité des hommes et des femmes : 1995-2004
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Gender

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  • Dans la région Asie du Sud, les filles sont nettement désavantagées dans le domaine de la santé, comme le montre la répartition par sexe des statistiques relatives à la mortalité des enfants de moins de cinq ans. Les filles ont moins de chances de survie dans l’enfance que les garçons. 
  • Être enceinte dans l’adolescence peut entraîner des conséquences graves pour la mère et l’enfant. Au cours de la période de 2000 à 2004, le pourcentage de mères adolescentes (15-19 ans) était élevé en Inde (21 %) et au  Bangladesh (33 %). 
  • Le ratio filles/garçons est asymétrique en Inde, en particulier dans les États de Punjab et de Haryana, dans le nord-ouest où le ratio filles/garçons chez les enfants âgés de zéro à quatre ans a toujours été élevé ; avec l’expansion de la pratique d’avortements sélectifs en fonction du sexe du fœtus dans les années 80 et 90, ce ratio a fortement augmenté.
Progrès vers la réalisation des ODM liés au développement humain

Du point de vue régional, l’Asie du Sud n’est pas en voie d’atteindre les objectifs liés au développement humain ; la situation varie cependant entre les pays.  De l’avis de certains spécialistes, la région est à la traîne en ce qui concerne cet ensemble d’objectifs, mais se trouve en meilleure posture au regard de l’objectif relatif à la réduction de la pauvreté, eu égard au caractère ambitieux et complexe des objectifs en rapport avec le développement humain.

Nutrition 

  • Contrairement aux excellents résultats de croissance qu’elle affiche, la région Asie du Sud compte les taux de malnutrition les plus élevés au  monde. Cela ne risque pas de changer, même après avoir atteint l’objectif fixé dans ce domaine au titre des ODM. Trois pays sur huit de la région ne sont pas du tout bien engagés pour atteindre l’objectif visé.
  • La prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants âgés de moins de cinq ans se situe entre 38 et 51 % dans les grands pays de la région, à savoir l’Afghanistan, le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan.

Éducation primaire pour tous

  • Les progrès étant particulièrement positifs concernant l’objectif lié à l’achèvement du cycle scolaire primaire, la région pourrait l’atteindre en maintenant le rythme d’évolution actuel.  
  • Les groupes les plus difficiles à enrôler dans l’éducation primaire sont ceux dits « doublement désavantagés » : les filles issues de groupes ethniques, religieux ou de castes minoritaires.
Le Bangladesh accomplit des progrès  exceptionnels en ce qui concerne le taux d’achèvement de la scolarité primaire chez les pauvres.

Entre 2000 et 2004, le taux d’achèvement moyen du cycle primaire était de 9,6 % pour le quintile représentant les plus pauvres (la moyenne étant de 2,2 % pour l’ensemble de la population).
  • En Asie du Sud, le taux d’achèvement du cycle primaire par les filles est estimé à 77 %, contre 86 % pour les garçons.
  • Malgré de sensibles améliorations obtenues au titre de la scolarisation des filles dans le cycle primaire, la majorité des pays de la région n’a pas réussi à réaliser la parité entre les sexes dans la scolarisation au niveau du secondaire. Les cas du  Bangladesh et du Sri Lanka qui ont atteint la parité entre les sexes dans la scolarisation ne passent donc pas inaperçus. 

Mortalité infantile

  • Le taux de mortalité élevé chez les enfants de moins de cinq ans (100 pour 1 000 naissances vivantes) indique que la région doit globalement améliorer les résultats de la santé infantile et éliminer progressivement la situation désavantageuse des filles en matière de santé.
  • Le Bhoutan a récemment accompli d’énormes progrès, faisant reculer le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans de 166 pour 1 000 naissances en 1990 à 75 en 2005, soit une baisse annuelle de 5,3 %.
  • Au Bangladesh, le taux de mortalité infantile moyen annuel (3,3 %) baisse plus rapidement que le taux de croissance de la population en général..

Santé maternelle

  • Les estimations des services de la Banque mondiale indiquent que la majorité des pays de l’Asie du Sud n’est pas du tout en bonne voie pour atteindre les objectifs visés dans le domaine de la santé maternelle. En 2000, on estimait à 564 le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, comparés à 10 pour  100 000 dans les pays développés.
  • Seulement 37% des naissances étaient assistées par un personnel de santé qualifié  en 2004.

Malgré les progrès accomplis en Inde (seuls 34,3 % des naissances  étaient assistées en 1992/93 ; et 42,4 en 1998/99), bien plus de la moitié des naissances n’était pas assistée par un personnel qualifié.

Post natal care in India
  • Dans les pays où le nombre de naissances assistées est le plus faible, les femmes appartenant au quintile le plus riche ont six fois plus de chances d’avoir accès à un accouchement assisté que celles appartenant au quintile le plus pauvre.

Maladies transmissibles

  • En Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est, le nombre de personnes ayant accès à la thérapie antirétrovirale a augmenté de moins de 300 000 (2002) à plus de 1,3 million (fin 2005).
  • Les faits montrent qu’il est possible de renverser la tendance à la propagation du VIH/SIDA. À cet égard, quatre États du sud de l’Inde enregistrent une baisse. 
  • Concernant la tuberculose, le progrès est lent. L’incidence de la maladie était de  180 cas pour 100 000 habitants en 1990, baissant à 174 en 2004. La situation en Afghanistan n’a pas changé entre 1990 et 2003, avec une incidence de 333 cas pour 100 000 habitants.

Approvisionnement en eau et assainissement

Water in SALa région a vu augmenter l’accès à de meilleurs services d’approvisionnement en eau, passant de 71% en 1990 à 84% en 2004.

Bien que ne se trouvant pas sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs visés dans le domaine de l’assainissement, la région a accompli d’importants progrès. À titre d’exemple, entre 1990 et 2004, l’Inde a plus que doublé son taux de couverture.

Place de la qualité dans les progrès vers la réalisation des ODM

En 2005, un test administré par une ONG (à 300 000 enfants en âge de fréquenter l’école primaire en Inde) indique que même si plus de 90 % des enfants étaient scolarisés, 68 % d’entre eux n’étaient pas capables de lire un paragraphe simple et que 54 % ne pouvaient pas résoudre un problème simple de mathématique à deux chiffres (Pratham, 2005).

Les coûts lies à de tels échecs dans l’apprentissage sont élevés.

Education India
  • Une enquête conduite auprès de médecins indiens révèle que seuls 26 % des tâches à accomplir face à un cas de malade de la tuberculose (la maladie infectieuse la plus meurtrière en Inde) étaient effectivement accomplis et qu’uniquement 18 % des tâches à accomplir l’étaient pour les enfants souffrant de diarrhée (Das & Gertler, 2007).

MDG
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Aide publique au développement
  • L’Asie du Sud a assisté en 2005 à une forte augmentation de l’APD dont plus d’un tiers était constitué de ressources d’aide humanitaire (principalement au Pakistan et au  Sri Lanka) apportée en réponse au tsunami et au séisme qui ont frappé la région.
  • L’Afghanistan est l’un des premiers pays bénéficiaires de l’augmentation de l’aide entre 2001 et 2005, rejoignant les Maldives et le Sri Lanka au sein d’un groupe restreint de pays ayant reçu plus de 50 % d’augmentation de l’APD dans le monde durant la même période.
  • Bien qu’ayant plus que doublé, l’APD à l’Inde n’a toujours pas atteint le niveau antérieur à 2003. 



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