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Asie de l'Est et Pacifique
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| Rapport de suivi mondial 2007 : Faire face aux défis posés par l’égalité des sexes et la situation des États fragiles |
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|  |  | | | Croissance et réduction de la pauvreté | La région Asie de l’Est et Pacifique (EAP) est l’une des principales locomotives de la réduction de la pauvreté dans le monde. Grâce à une croissance spectaculaire au cours de la décennie écoulée, la région a toutes les chances de réduire à 2,5 % d’ici 2015, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême (dépassant de loin l’objectif de 15 % visé).
On estime à 4,7 % le taux de croissance du PIB par habitant des pays à faible revenu de la région EAP en 2006. La Chine demeure à la tête des pays qui affichent les meilleurs résultats, avec un taux de croissance par habitant estimé à 9,1 % en 2006. L’accroissement des inégalités demeure cependant une source de préoccupation dans ce pays.
| | États fragiles - Le Viet Nam qui ne fait plus partie de la catégorie des États fragiles a démarré des réformes économiques axées sur l’économie de marché.
- Le Timor-Leste, un des États de la région à être encore considéré comme fragile, a perdu 70 % de ses installations de santé durant le retrait des troupes indonésiennes bien que quelques-unes aient été réhabilitées depuis lors. Les premiers succès d’une stratégie qui a consisté à établir la collaboration entre le secteur public et les ONG dans la prestation de services à court terme et l’investissement à long terme dans le système de santé national, pourraient stimuler l’action de bailleurs de fonds intervenant dans d’autres États fragiles.
Parité entre les sexes - La région EAP a quasiment réalisé l’objectif d’éliminer la disparité entre les sexes dans l’éducation primaire et secondaire. Au début des années 90, toutes les filles en âge d’y être fréquentaient l’école primaire. Grâce à l’augmentation récente du nombre de filles inscrites, la parité entre les sexes a pu être réalisée dans le secondaire. Il reste toutefois que dans le tertiaire, la situation est désavantageuse pour les filles.
- Environ 80 % des femmes âgées de 24 à 49 ans font partie de la population active de la région EAP. En 2005, la part des femmes dans les emplois rémunérés non agricoles (indicateur du degré d’ouverture du marché du travail aux femmes dans l’industrie et les services) s’élevait à 39 %.
- La proportion de femmes au sein des parlements nationaux reste très faible, la moyenne régionale n’ayant augmenté que de 18 % en 1990 à environ 19 % en 2005.
- La sélection prénatale en fonction du sexe du fœtus crée une asymétrie dans le ratio filles/garçons en Asie de l’Est, le nombre de garçons dépassant celui des filles chez les enfants de zéro à quatre ans. En Chine, le rapport de masculinité des naissances se situait autour de 107 garçons pour 100 filles en 1982 (la moyenne « normale » se situe entre 104 et 106 garçons pour 100 filles dans la majorité des populations) ; avec l’expansion rapide de l’avortement sélectif en fonction du sexe du fœtus dans la décennie 80, ce ratio est monté en flèche pour atteindre près de 120 garçons pour 100 filles en 2005.
| | Progrès vers la réalisation des ODM liés au développement humain | En plus d’être sur le point d’atteindre l’objectif de l’éducation primaire pour tous, la région de l’Asie de l’Est se trouve quasiment sur la bonne voie pour réduire la mortalité infantile, bien que la moyenne régionale occulte les vastes disparités qui existent entre les pays, plus de la moitié d’entre eux étant mal engagés pour atteindre les objectifs visés. Certains pays ont cependant sensiblement amélioré la santé maternelle.
Nutrition Certains pays de la région se sont écartés de l’objectif à atteindre dans le domaine de la nutrition. Les niveaux de malnutrition les plus élevés se retrouvent au Cambodge (45 % en 2000), en Indonésie (28 % en 2000), en République démocratique populaire lao (40 % en 2000) et aux Philippines (28 % en 2003).
Éducation primaire pour tous L’évolution au Cambodge est rapide, le taux d’achèvement dans le primaire étant passé de 46,6 % (2000) à 92,3 % (2003), soit une augmentation annuelle de 15 % environ.
Mortalité infantile Au Timor-Leste, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de 177 pour 1 000 naissances vivantes en 1990 à 107 en 2000 et à 61 en 2005, soit un recul annuel de 7,1 %. Dans le cas du Viet Nam, le pays est passé de 53 pour 1 000 naissances vivantes à 19 dans la même période avec une baisse annuelle de 6,8 %. La Mongolie et la République démocratique populaire lao présentent aussi des signes de progrès notables avec 5,3 et 4,8 % de baisse annuelle, respectivement, entre 1990 et 2005.
Mortalité maternelle |  | Le taux de mortalité maternelle s’est nettement amélioré dans quelques pays. Des progrès impressionnants ont été réalisés en Indonésie dans les soins aux femmes lors de l’accouchement, le pourcentage d’accouchements assistés par un personnel qualifié passant de 49,1 % en 1997 à 66,2 % en 2002/2003, soit une croissance annuelle de 17 %. Le Viet Nam pour sa part enregistre une forte évolution dans ce domaine, passant de 77 % en 1997 à 90 % en 2004.
| | Tran Thi Hoa | |
| Lutte contre les maladies Dans certains pays, on compte toujours un faible niveau de protection contre le paludisme. En 2000, seulement 57,3 % des enfants de moins de cinq ans du quintile le plus pauvre au Cambodge bénéficiaient de moustiquaires imprégnées d’insecticide, contre plus de 80 % dans le quintile le plus riche.
| Dans les pays à incidence forte bénéficiant d’un taux de couverture élevé du traitement directement observable à court terme (DOTS), on assiste à une baisse notable de la tuberculose. Au Cambodge, l’incidence est passée de 584 cas pour 100 000 habitants en 1990 à 510 en 2004 ; l’Indonésie passant de 343 cas pour 100 000 habitants à 245 au cours de la même période.
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| Utilisation rationnelle des ressources Au Viet Nam, d’importants progrès ont permis d’accroître l’accès à de meilleurs services d’approvisionnement en eau, passant de 65 % de la population en 1990 à 85 % en 2004, et l’accès à de meilleurs services d’assainissement passés de 36 à 61 % durant la même période.
| | - Les émissions mondiales de CO2 produites par la combustion de combustibles fossiles et la fabrication de ciment ont augmenté de quatre milliards de tonnes entre 1990 et 2003.
- La plus grande partie de cette augmentation s’est faite dans les pays à revenu élevé (2,09 milliards de tonnes) et dans la région AEP (2,07 milliards de tonnes).
- Le taux d’émission par habitant en Chine a augmenté de 30 % entre 1990 et 2002 (bien que cela ne représente qu’une part infime, comparée aux émissions imputables aux pays à revenu élevé).
| Place de la qualité dans les progrès vers la réalisation des ODM
Bien que l’élargissement de l’accès à l’éducation et la santé reste extrêmement important, la place de la qualité n’en demeure pas moins est fondamentale. Les pays en développement font l’expérience d’incitations plus fortes en faveur des résultats au sein de leurs systèmes de santé publique. Une des approches suivies consiste à recourir à des contrats de prestation de services de santé privés. La première expérience la mieux évaluée dans ce domaine est celle du Cambodge, sur laquelle Loevinsohn et Haring (2005) concluent que le système de contrat de prestation de services en matière de soins de santé primaire est efficace et peut apporter des améliorations rapides.
| | Aide publique au développement | - L’aide publique au développement (APD) accordée à la région a augmenté en 2005 d’un tiers environ, retrouvant son niveau de 2002 et de la période antérieure à cette date. La grande partie de cette augmentation due aux ressources d’aide humanitaire consécutive au tsunami de décembre 2004 est revenue à l’Indonésie.
- Le Viet Nam continue d’être l’un des plus grands bénéficiaires de l’APD (1,9 milliard de dollars) devancé uniquement par l’Indonésie avec 2,5 milliards de dollars. Des progrès importants sont aussi accomplis au Viet Nam en vue d’harmoniser et d’aligner les programmes d’aide de nombreux bailleurs de fonds.
| Plusieurs pays non membres du Comité d’aide au développement (CAD) dont certains sont de la région de l’Asie de l’Est augmentent leur assistance aux pays pauvres.
La République de Corée a triplé son aide publique au développement entre 2001 et 2005, et entend poursuivre sur cette lancée au moyen d’un ambitieux programme d’intensification de l’aide. En 2005, la Chine a été le troisième pays donateur d’aide alimentaire au monde et se positionne de plus en plus comme important créancier de l’aide étrangère en Afrique. |  | | Photo: Curt Carnemark |
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